samedi 6 août 2011

Reiki - Ki

Le Ki du Reiki

Tout ce que vous auriez voulu savoir sur le Ki sans jamais oser le demander !

Le Ki est un mot japonais utilisé pour définir l’énergie vitale primordiale qui correspond à notre éther alchimique. Ce terme est très connu dans le mot Aikido qui l’utilise comme caractère central. Cet art martial interne est basé sur l’observation de la circulation de l’énergie dans ses différentes directions et possibilités d’applications.

Reiki peut se traduire par « énergie en mouvement », « force spirituelle », « énergie magique » ou bien d’autres possibilités. Le Rei était à l’origine (chinois ancien) le chamane capable de faire tomber la pluie par ses incantations.

Ki et Qi

L’évolution du caractère Ki depuis son origine chinoise (Qi)

炁 Qi : est composé de « il n’y a pas » et de « feu ardent ». Soit : « Il n’y a pas le feu ! »
乞 Qì : Donner (qc. à qn).
气 Qi : est l’air ou le gaz. Ce symbole est utilisé en caractère simplifié en acupuncture.
氣 Qi : c’est la vapeur qui sort du grain de riz. Le Ki ancien (également en japonais)
気 Ki : c’est le caractère simplifié de 氣 (propre au Reiki)

Le Qi chinois (炁) est le plus ancien caractère qui soit à l’origine du Ki japonais. Il représente un état où il n’y a pas d’excès (de feu), comme le régime moyen d’un moteur qui assure la continuité et le fonctionnement durable d’une machine. Le stress est ici vu comme une consommation de l’énergie vitale. C’est le contraire de : « griller la mèche par les deux bouts ». Dans l’art Zen de servir le thé ou dans les arts énergétiques tel que le Taiji quan, la lenteur représente le fondement qui permet d’absorber l’énergie, d’arrêter le temps et de goûter à l’éternité de la vie subtile qui s’écoule tranquillement dans l’univers. Les photons sont mille fois moins rapides que les ondes cérébrales, c’est pour cela que nous devons ralentir si nous voulons percevoir le flux de l’énergie en nous. La lumière qui émane de l’esprit est puissante mais pour cela il faut lui laisser le temps d’arriver.

Le Qi (气) est surtout le souffle ou l’importance de la nourriture contenue dans l’air. Nous respirons environ 10kg d’air par jour à l’état de repos. Les particules présentes dans l’air nourrissent le sang et l’énergie. A chaque fois que nous inspirons, ces éléments pénètrent dans les poumons puis le sang.

Le Ki ancien (氣) idéalise l’absorption de la nourriture complète pour l’être humain en tant qu’élément physique et métaphysique. La vapeur (气) sortant du grain de riz (米) est aussi vue comme le mélange de glucose et d’oxygène qui produisent des calories. Soit manger et respirer permet de fabriquer le Ki. La respiration est plus importante que l’administration de la nourriture pour nourrir le principe vital, c’est sans doute aussi pour cela que le souffle se trouve au dessus du grain de riz.

Le Ki de Reiki (気) met l’accent sur le souffle en diminuant la nourriture, peut être pour accentuer l’importance de l’esprit. Il est aussi possible que ce choix provienne du fait que le symbole est plus facile à visualiser ainsi. Le tracé de ce caractère contient 6 traits qui symboliquement peuvent être interprétés comme les six Ki fondamentaux à savoir : le vent, la chaleur, le feu ministre, l’humidité, la sécheresse et le froid. Ces six manifestations de la force émanant de la nature possèdent la bipolarité (yin yang) donnant naissances au cycle des 12 périodes de l’année ou de la journée (cycle de 2 heures).

La prononciation du mot Ki est très célèbre dans le nom de l’Aikido où l’on parle d’énergie universelle et de mouvements en harmonies. Dans cet art martial accentué sur la recherche d’énergie, le concept de ki est renforcé par la notion d’amour universel ″Ai″. Ce mot précède le Ki comme dans ″Reiki″ où le Rei ajoute une fonction magique à cette énergie qui doit circuler pour que les choses fonctionnent.

Le Ki est perceptible dans le corps sous ses différents aspects liés aux manifestations climatiques que l’on trouve à l’extérieur dans la nature. Dans le Reiki Usui du second niveau on apprend à tracer le symbole d’activation de l’énergie à distance. Ce symbole est composé de cinq Kanji correspondants aux cinq mouvements fondamentaux (5 éléments) et aux cinq sens. Le premier symbole (夲 Hon) correspond au vent, au bois, au printemps, à la colère et à la vue. Le tracé de Hon représente un arbre (木) enraciné dans la terre (士) et se traduit par : livre, racine, base, origine. Le Ki du vent est une énergie puissante qui procure la force musculaire et la traction (mouvement). Le foie est l’organe associé à ce Ki et le symbole 嘘 lui est bénéfique lorsqu’on le visualise ou l’utilise en tant qu’expiration : « Chuuuuut ! (silence !)».

Le Ki est donc un concept généralisant des manifestations climatiques aussi bien dans la nature extérieure que dans le monde intérieur propre à chacun. Si on parle de climat intérieur, alors on peut simplement associer cela aux émotions.

L’ensemble des émotions c’est le Ki humain. Cette énergie qui provient des humeurs a le pouvoir de guérir ou de rendre malade. Le Reiki a pour but de favoriser l’échange et la transformation du Ki à l’intérieur de celui qui le reçoit.

Pour que le Ki soit abondant est fort il faut d’abord que le corps soit vigoureux. La nourriture, le sommeil et la régularité du train de vie sont l’essence qui permet à cette alchimie de bien fonctionner. On peut juger d’une personne et de son Ki dans sa manière de réagir émotionnellement.
Il y a aussi l’apport de l’esprit qui très important. Le culte et le rituel renforcent l’esprit qui se nourrit alors du Ki émis. L’esprit renvoie l’énergie conçue par l’alchimie est fait fructifier le taux vibratoire qui va devenir toujours plus subtil. On voit la force de l’esprit ″Shin″ dans le regard qui est clair et net. Le Shin est comme le Rei de Reiki, c’est la force spirituelle qui domine toute matière et qui a besoin d’être sollicitée par l’aspirant.

Le Ki est une bio-électricité qui a la particularité de suivre la pensée et qui peut donc être émise et dirigée à volonté. Plus on en parle, plus le phénomène est présent. Le Ki peut être négatif, c’est pour cela qu’il existe des préceptes en Reiki. Ces commandements demandent à ce que l’on soit tolérant vis-à-vis des autres et de soi-même.

L’énergie peut être absorbée et dirigée par le regard. Elle fait avancer les choses. Le toucher permet d’apprécier est d’apaiser. Le Ki est un feu latent qui ne brûle pas mais nourrit s’il circule harmonieusement. Le but est de la garder dans cette condition le plus souvent et longtemps possible.

Le culte lié au Reiki est sensé concentrer l’énergie en un lieu par la force mentale. Le Concept Reiki qui vient du chinois Lingqi était à l’origine une appréciation donnée à un lieu (en feng shui traditionnel). La force spirituelle d’un lieu est une énergie magique (Rei) qui vient de la direction et de la forme d’une montagne ou d’un site particulier. Le nom de Reiki donné par Mikao Usui lui aurait été inspiré au mont Kuruma. Le simple souvenir du Mont kurama et de l’image de Mikao Usui ne suffisent pas à recréer l’ambiance du Reiki certes, mais le fait de connaître l’origine des choses est souvent un moyen de se mettre à niveau et de voir que chacun peut accéder à un état de conscience supérieure.

Le Reiki est donc à l’origine la force spirituelle ou l’ambiance spirituelle qui réside en un lieu. Pour créer cette ambiance, nous devons aménager une pièce et en faire un lieu de culte. La récitation de mantras ou l’activation de symboles sont finalement des attributs accessoires à cet état d’esprit qui provient d’une origine si lointaine, que sur laquelle chacun peut spéculer, tant jamais personne n’a obtenu la connaissance ultime. La lumière du Reiki est attribuée au Bouddha cosmique et à sa grande compassion. A la sauce occidentale cela devrait s’appeler lumière christique. En bref le secret de la transmission se situe dans l’intention d’apporter un soin.

Le Ki est d’abord ancestral car à la naissance nous recevons une certaine dose d’énergie qui va se consumer durant la vie terrestre.

La nourriture physique ou psychique va faire que le Ki se transforme en fructifiant ou diminuant selon le rythme et le mode de fonctionnement de chacun.

Le rituel a une importance capitale en Reiki. C’est l’attention portée à la précision et le respect au rituel qui procure la grande force dans cette discipline harmonieuse mais stricte. Cette notion d’attention aux rites s’est presque complètement perdue dans notre système qui n’a pas le temps ni l’intérêt à ce que les choses perdurent, car dans notre monde de consommation il faut être compétitif et aller de plus en plus vite.

Le premier secret est dans l’intention du cœur d’apporter la guérison et le bonheur. Le second secret est le culte de la lenteur qui permet de dilater le temps et de laisser passer la lumière.

Si l’origine du Ki comme on le voit au début de ce traité est l’absence de feu ardent, cela veut dire qu’il faut s’opposer farouchement à notre système d’hyperconsommation qui nous force à passer à côté de l’essentiel. Le ralentissement des mouvements permet l’éveil de la conscience. Ceci n’est pas pour plaire aux marchands d’esclaves qui tirent les ficellent du système, mais cela va quand même dans le sens de l’évolution, et tôt ou tard il faudra bien admettre que le monde matériel c’est de plus en plus de la camelote bon marché que l’on veut vendre à de prix impossibles.

L’agitation est l’inverse de ce fameux Ki représentant objectivement un mouvement ou un flux, mais cette dynamique doit être harmonieuse et paisible car elle est sensée apporter le bien-être et non la violence ou le chaos.

Quand le Ki stagne la maladie se déclare comme pour signaler le pourrissement. L’eau stagnante est néfaste comme un compte en banque trop plein. L’esprit conservateur favorise le pourrissement, l’esprit révolutionnaire favorise la violence et l’esprit de la voie du milieu est si difficile à acquérir que nous ne savons parfois plus à quel saint nous vouer. Le Reiki est sensé apporter des remèdes et la notion de ″spirituel″ est la clé du mouvement de l’énergie qui est sensé aller dans le sens de l’évolution.

Personne n’aime régresser pourtant nous avons tous des restes de conservatisme, de violence, d’intolérance et toutes sortes de zones sombres à l’intérieur de nous-mêmes. Le fait d’apporter un soin ou de l’aide à autrui est certainement un moyen radical de nettoyer les parties sombres de notre être. L’intention d’aider l’autre est une noble condition qui, si elle est pratiquée à travers une discipline telle que le Reiki, va élever d’un seul coup deux, voire plusieurs âmes et contribuer ainsi à l’édifice d’un monde plus vivable pour chacun.

Le culte du Reiki favorise le Ki de la terre. Le Ki du ciel y descend est nourrit tous les êtres de sa lumière bienfaisante. Il faut juste se rappeler qu’à l’échelle universelle la lumière se déplace lentement et que le potentiel du cerveau humain est beaucoup plus grand que l’esprit conscient. En choisissant d’aller plus gentiment, plus lentement et plus tranquillement dans notre existence, le Ki peut alors nous accompagner et nous faire voir le miracle de la vie. Le fastfood et la vie trépidante ont des limites quand au bien-être ou au plaisir qu’ils peuvent apporter. L’illusion reste belle, certes, mais la désillusion a un goût si amer parfois qu’il vaut mieux écouter la voie de la sagesse même si aucun de nous ne peut prétendre la posséder.

Le Ki de Reiki c’est la douceur de vivre au quotidien, c’est la capacité d’aimer sans juger, d’aider sans penser au retour et surtout d’être centré en soi-même dans le cœur.

Les six traits qui constituent 気 sont la compassion, la joie, l’attention, la compréhension, l’écoute et le plaisir que procure le fait de vivre en ce lieu et en cet instant. Il n’est pas nécessaire d’aller au Mont Kuruma ou de remonter le temps pour rencontrer Mikao Usui, car dans la dimension de l’esprit, le temps et l’espace ne comptent pas.

Il n’y a pas grand-chose de matériel dans le mot Ki (氣) ancien, si ce n’est à l’origine que ce petit grain de riz (米) qui représente la particule qui circule dans l’espace et que l’on respire en grande quantité (photon ?).

L’odeur du riz cuit est représentée dans le caractère Ki ancien et elle a la même symbolique que notre ″pain quotidien″ chrétien issu de l’Egypte antique qui ne représentait nullement du pain matériel, mais de la nourriture existant dans l’air (comme le prana indien) qui était administrée par le dieu Osiris. Le fait de respirer et de sentir l’odeur du riz cuit ou du pain frais peut aider à diminuer fortement les doses de nourriture. Il y a des techniques de yoga ou le qigong où l’on se concentre sur le bout du nez pour créer cette sensation métaphysique de céréale universelle et nourricière. Le Ki est le pain quotidien version japonaise. Certains prétendent pouvoir se nourrir de photons et arrivent à rester sans manger ni boire durant des périodes dépassant les possibilités naturelles qui nous semble raisonnables. Ceci ne réussi pas à chacun et en attendant que le monde évolue ainsi, apprenons peut-être d’abord à absorber plus d’énergie que de nourriture avant d’arrêter complètement de manger, boire et dormir.

Le Reiki est peut-être favorisé par la lenteur mais il ne s’agit pas d’être complètement passif, immobile ou inactif, car la transmission du Ki est quelque chose de stimulant autant pour celui qui donne que celui qui reçoit. Il ne s’agit pas d’un état méditatif comme dans le Zen même si certains fondements sont similaires, car dans le Zen il n’y a pas d’image, pas de symbole et surtout aucun précepte. Seul l’exemple compte et si le Reiki devait s’apparenter à cette règle, cela se traduirait peut-être par une trop simple attitude de compassion. Mais d’un point de vue d’échange et de promotion sans pour autant devenir commercial, cela n’aurait pas une très grande portée dans notre monde qui a soif de vérité et d’expérience.

Ceci dit le Reiki est simple et à la portée de chacun, ce qui veut dire que d’un point de vue commercial, ce système ne sera jamais un bon marché potentiel et c’est tant mieux.

Conclusion

Il y a quatre façons d’écrire le même mot entre le chinois d’origine (les 2 premiers) et le japonais.

炁气 - 氣 気

Le Ki japonais est le Qi de qigong (Qì) ou chi kung, et en français cela donne :

Bio-électricité, énergie vitale, souffle, éther, lumière…

Ce caractère est très moderne comparé au Rei qui est beaucoup plus ancien.

La transmission de l’énergie Ki n’est pas réservée à une élite, mais elle est accessible à celui qui la demande.

Le secret fondamental de la réussite d’une guérison en Reiki réside dans l’intention du cœur (onde très puissante) et la patience (l’énergie vient gentiment).

気 La calligraphie de ce symbole en six traits, ainsi que sa visualisation mentale, sont des supports à l’alchimie qui s’opère lorsque l’on ressent l’odeur du riz cuit ou du pain frais dans l’air. Cette céréale mystérieuse qui n’est ni le riz ni le blé, est simplement le principe vital, la graine cosmique qui circule dans les photons. Cette nourriture métaphysique est importante puisque nous en respirons dix kilos par jour et elle peut l’être encore plus par l’attention sur la respiration. La qualité de la respiration détermine la qualité de la vie.

Bien vivre c’est bien respirer !

Le Ki c’est le souffle, le Rei est sa magie.

Jean-Marc Baudat
19 juillet 2011

2 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  2. Bravo, super travail !

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